18 novembre 2009
Adieu PS !
Ma décision est prise, ce n'est pas vraiment un secret mais j'ai décidé de rejoindre Europe Ecologie. Voilà plus de 15 ans que je milite au Parti Socialiste, c'est à la fois la mort dans l'âme mais avec l'espoir qu'enfin nous trouvions l'énergie de mettre la Gauche en mouvement que je rejoins le rassemblement des écologistes.
Voici mon communiqué de Presse : Il n’y a plus rien à espérer en matière de rénovation tant au niveau des pratiques que des idées au sein du Parti Socialiste. L’éviction de Béatrice Arruga de la constitution de la liste socialiste est pour moi la goutte d’eau qui fait déborder le vase et montre à quel point l’irrationnel domine au sein de ce Parti.
J’en ai réellement marre des conflits de personnes au sein du PS. Avec 5 000 militants socialistes, nous avons en 2008 lancé une ultime fois un appel « pour remettre le PS au travail » sans aucun résultat.
J’ai le sentiment de donner toute mon énergie de militant pour changer ce parti, si ça continue j’aurai l’impression d’avoir passé ma vie à changer ce parti !
Martine Aubry avait promis une convention sur les questions de fond, nous sommes à la mi-novembre et toujours rien ne s’est passé. On aura 750 000 chômeurs de plus cette année et la seule proposition du PS est de créer 150 000 emplois jeunes !
Il y a chez Europe Ecologie une perspective de recomposition de la gauche et une vraie volonté de travailler à un projet capable d’apporter des réponses économiques, écologiques et sociales à la crise et aux problèmes de société.
C’est donc dans cette perspective et avec les mêmes convictions, poussé par la certitude que c’est probablement l’une de nos dernières chances de dire l’urgence et de reconstruire l’espoir, que je rejoins (comme Eric Loiselet ou Pierre Larrouturou) le rassemblement des écologistes initié par Europe Ecologie.
12 décembre 2008
Conférence en ligne
Pierre Larroutourou a participé à une conférence débat de l’institut Emile Vandervelde avec Poul Nyrup Rasmussen (Ancien premier ministre Danois) et Elio Di Rupo (Patron du PS Belge).
C’était le 11 décembre à l’Université Libre de Bruxelles et ça se visionne ici (bon ça dure un peu plus longtemps qu’un clip).
12 septembre 2008
Journée bien remplie
Après une réunion à la régie de quartier, une visite de chantier, une réunion avec le nouveau trésorier principale, un point avec mes principaux collaborateurs, une réunion de travail sur le plan communal de sauvegarde, un passage à Val Dem et deux heures de réunion de Municipalté, j'étais ce soir à Blois pour la présentation fédérale des contributions. Nous étions huit pour présenter à nos camarades les textes que nous défendons dans le cadre du futur congrès. Urgence Sociale étant la dernière contribution tirée au sort au niveau national, je suis donc passé le dernier pour présenter nos idées. Beaucoup de camarades abordent dans leurs textes nos valeurs communes, d'autres abordent les questions stratégiques et beaucoup pensent déja à 2012. Pour ma part, je suis comme d'habitude resté sur le fond parlant du contexte économique, de l'europe et de nos propositions pour s'attaquer radicalement au chômage et à la précarité. A écouter avec attention toutes ces présentations, peu parlent réellement du fond et sont force de proposition pour remettre notre parti sur les rails et au travail. Seul Alain Beignet qui présentait les idées du Pôle écologique m'a convaincu que des militants continuaient malgré le contexte à mobiliser leurs neurones pour proposer des solutions aux maux de notre société. Ma conclusion est que je suis convaincu que nous devons avec nos amis de nouvelle gauche rédiger une motion et c'est cette position que je défendrai samedi à Paris car il me semble urgent d'imposer au PS un sursaut !
30 août 2008
Universités d'été
Après Chartres mercredi, Fribourg jeudi et vendredi je suis aujourd'hui aux universités d'été du Parti Socialiste à la Rochelle. Dans les ateliers l’ambiance est studieuse comme chaque année les militants travaillent, ils s'interrogent, ils débattent, ils proposent. Cependant cette année nos universités revêtent un caractère particulier puisqu’il s'agit d'une année de congrès. Comme c'est le cas chaque fois toutes nos écuries sont présentes, comme c'est le cas à chaque fois tout le monde s’étripe cordialement dans les couloirs et dans la rue.
Tout cela devient presque marrant. Alors même que nos leaders s'efforcent avec leurs beaux discours de mettre en avant nos valeurs (et uniquement nos valeurs) les militants s'efforcent de faire des propositions concrètes et crédibles pour nous sortir de la crise. C'est marrant (enfin cela le serait si la crise n'était pas si grave) car les rumeurs vont bon train. « Hollande nous quitte mais souhaite une motion majoritaire avec tous les ténors et son rêve secret c’est d'être le candidat à la présidentielle de 2012... », « Hamon et Emmanuelli se séparent, Fabius ne veut pas d’Hamon mais s’allie avec Camba… »… Et nous n'en sommes qu'au début car la date limite de dépôt des motions est (si ma mémoire est bonne) le 23 septembre. Autant dire que d'ici là tout est possible.
De notre côté avec les signataires de la contribution « urgence sociale » nous nous sommes retrouvés également et avons profité de ces universités d'été pour peaufiner le contenu de nos idées et préparer la suite. Nous déciderons collectivement dans 15 jours au Sénat si nous faisons une motion mais tout laisse à penser dans le contexte que je viens de décrire et si nos dirigeants restent quelque peu autistes et n'écoutent pas ce que nous avons à leur dire nous irons jusqu'au bout pour faire valoir nos idées.
28 août 2008
Législative Partielle
Je reviens de Chartres où je suis allé à une réunion publique de David Lebon candidat socialiste à l'élection législative partielle des 7 et 14 septembre prochains. Ce soir, Pierre Larrouturou porte parole de notre réseau Nouvelle Gauche avec lequel nous avons rédigé la contribution « Urgence Sociale » venait soutenir David et faire une intervention dans le domaine économique. David était, il y a quelque temps, président du Mouvement des Jeunes Socialistes et lorsque nous avons avec quelques-uns lancé la pétition portée par l'Union pour l'Europe Sociale pour l'élaboration d'un traité social européen, il était des nôtres et a su mobiliser la jeunesse socialiste de l'époque. J'observe qu'auprès du public le discours tenu par David et Pierre concernant la croissance, l'Europe et les questions sociales passe progressivement (il faut dire que la période s'y prête particulièrement). Je m'étonne cependant, qu’à l'occasion de cette importante élection test au niveau national, que notre parti ne mobilise pas spontanément plus de moyens militants pour soutenir notre candidat. David est connu, il est soutenu par de nombreux ténors qui viendront à Chartres dans les jours qui viennent mais même si ces venues sont relayées par la presse, rien ne vaut dans le cadre d'une élection partielle le bon vieux porte-à-porte ne serait-ce que pour expliquer aux gens qu'il y a une élection prochaine. Nous avons pu collectivement observer ces dernières semaines qu'au Parlement chaque voix compte. J'invite donc tous ceux qui se sentent concernés à mobiliser autour d’eux et filer un coup de main à David et son équipe.
28 juin 2008
En route pour le congrès
Une Une nouvelle fois, nous allons déposer une contribution générale en vue du prochain congrès. Ce n'est pas une surprise, notre philosophie est toujours la même plutôt que de proposer une réelle doctrine nous souhaitons apporter aux socialistes une analyse objective de la situation et des propositions concrètes destinées à orienter la réflexion pour sortir de la crise.
Notre démarche, engagée à l'initiative de Pierre Larrouturou il y a quelques mois nous a permis de collecter plusieurs milliers de signatures de socialistes issus de tous les courants du parti pour imposer à la direction nationale que le parti socialiste se mette réellement au travail. À Vendôme par exemple, Daniel Chanet et Béatrice Arruga sont signataires de la pétition alors même qu'ils n'appartiennent pas aux mêmes courants idéologiques.
La contribution générale que nous présentons à la signature des socialistes est composée d’une première partie consacrée à l’analyse de la crise du capitalisme que nous vivons actuellement. La seconde est plus originale et tout aussi essentielle. Nous posons 10 questions aux militants et aux leaders du Parti Socialiste. Dix questions qui appellent les Socialistes à débattre de sujets parfois « sensibles ». L’Europe, le temps de travail, le logement ou encore le fonctionnement du PS et sa démocratie interne sont abordés. Pour chaque question, Nouvelle Gauche avance une analyse et des propositions. A chaque fois, nous appelons le PS à y répondre durant le Congrès mais aussi et surtout après dans d’immenses débats ouverts à la Société civile (syndicats, associations, économistes,…) et à nos camarades socialistes des 27 Etats membres de l’Union Européenne.
Les deux parties de la contribution "Urgence Sociale" :
- La première sur l'urgence sociale (p1 à p20)
- Et la deuxième partie sur comment agir ? (p21 à 56) :
- Question 1 : Convoquer un nouveau Bretton Woods p21.
- Question 2 : Réguler la mondialisation ? p22.
- Question 3 : Créer un impôt européen sur les bénéfices ? p25.
- Question 4 : Négocier avec la Chine des montants compensatoires ? p27.
- Question 5 : faut-il encore et toujours miser sur la croissance ? p30.
- Question 6 : Indexer les salaires ? p32.
- Question 7 : investir massivement dans le logement ? p33.
- Question 8 : la productivité pour quoi faire ? p34.
- Question 9 : Refonder l’Europe ? p45.
- Question 10 : de la démocratie interne au PS. p50.
Vous pouvez consulter la contribution sur le site www.nouvellegauche.fr
01 juin 2007
Mensonges !
Ce soir, je n'ai pas vraiment le moral,
partout nous nous comportons comme si tout était perdu d'avance... Le
spot de campagne du PS m'a anéanti et le JT de 20h m'a achevé. Puisque
le seul argument de notre campagne ne peut raisonnablement être "vous
devez apporter à ce pays une opposition forte", j'ai décidé d'aborder
de nouveau les questions de fond quitte à être en "léger décalage avec
les miens". Je veux agiter des idées, me battre sur le fond et ne pas
me résoudre à cette défaite annoncée... Pourquoi un soubresaut ce soir
alors que cela fait des mois que je prends le soin de me taire et de
faire campagne en bon militant, le plus scrupuleusement possible,
quitte à y perdre un peu de moi-même ? Tout simplement parce que si je
ne réagit pas je vais vraiment me mettre à déprimer.
Mon analyse c'est que SARKOZY va réussir. Je pense que la croissance peut repartir de manière importante et que les chiffres du chômage vont continuer à la baisse pour ne citer que deux exemples. Je suis triste parce que ces indicateurs sont de la poudre aux yeux et qu'il n'y aura pas de recul réel de la précarité. Pourquoi la croissance va t'elle exploser ? SARKOZY base sa stratégie sur l'endettement des ménages et en France il y a de la marge! En facilitant l'accès aux crédits, en facilitant l'accès à la propriété pour le plus grand nombre, il ne répond pas à un idéal bien légitime, il organise la faillite de notre système. Etre propriétaire, pouvoir emprunter, c'est pouvoir consommer et donc créer de la croissance immédiatement. Mais que va t'il se passer quand sera venu le temps de rembourser ? il faudra contracter un emprunt pour rembourser l'emprunt? SARKOZY lorsqu'il était à Bercy à permis l'utilisation de l'épargne salariale, ce qui a eu un effet non négligeable sur la croissance mais pour combien de temps ? un feu de pailles de quelques semaines en réalité! Ce qui permet de générer des richesses c'est effectivement la consommation, et ce qui permet la consommation, c'est le pouvoir d'achat. La seule chose qui permette de manière saine le pouvoir d'achat c'est d'avoir un salaire digne de ce nom! Le problème de notre socité, ce n'est pas la richesse que nous produisons, c'est la répartition de ces richesses car la part des salaires dans cette richesse produite n'a jamais été aussi faible. En résumé, SARKOZY va booster la consommation par l'endettement et l'appauvrissement de la puissance publique (cadeaux fiscaux). La redistribution se fera vers le capital et non vers les salaires et donc les inégalités vont continuer à s'accentuer pour les plus faibles mais ne sera pas réellement visisible avant plusieurs mois ou plusieurs années (après moi le déluge!).
Les chiffres du chômage, eux aussi baissent et vont baisser encore, bientôt le plein emploi! (précaire). Je voudrais simplement rappeler sans commenter les débats actuels sur les chiffres du chômage quelques constats : Les 200 000 emplois de services crées par Borloo travaillent en moyenne 15 heures par semaine et le nombre de contrats en intérim a augmenté de 12% en 2006 pour un temps de travail moyen inférieur à 18 heures par semaine. Alors même que la précarité s'installe, les cadeaux fiscaux pour les heures supplémentaire (qui ne seront par exemple pas pris en compte pour le calcul des retraites, y compris sur les temps partiels, vont amplifier davantage les inégalités salariales). Un seul chiffre pour prouver la précarisation et les inégalités de plus en plus nombreuses si vous n'y croyez pas; l'augmentation de 200 000 du nombre de RMIstes en cinq ans.
En conclusion, unissons nos forces, protégeons notre modèle social et nos valeurs de cette meute de menteurs qui n'aspirent qu'à l'épuisement de nos ressources collectives au profit d'un petit nombre. La vision à court terme ne doit pas l'emporter sinon la chutte sera terrible pour un grand nombre d'entre nous.
07 mai 2007
No comment !
21 décembre 2006
Vive la campagne !
Pour moi c'est elle ! et pour tous les socialistes... C'est bizarre on me demande souvent si je soutien Ségolène. Comment répondre le contraire, elle est la candidate légitime de notre parti même si ce n'était pas "ma candidate". Je l'ai déja dit, même si les partis deviennent des partis de supporters, je suis pour ma part un homme de convictions. Pour le moment le parti socialiste est le plus proche de mes idées et mon ennemi c'est la Droite, c'est Sarkozy.
Preuve que mes positions sont perçues le plus souvent comme idéologiques et non comme des attaques vers tel ou tel camp socialiste, hier soir, Marie-Helène Vidal, candidate aux législatives, animatrice de la campagne présidentielle sur notre circonscription m'a demandé d'animer les débats de la première rencontre participative de cette campagne sur le thème de la vie chère.
Nous étions une trentaine de personnes dont 28 militants socialistes, les débats étaient intéressants et montrent bien l'intérêt qu'il y a dans ce type d'exercice car il est indispensable que le projet socialiste soit amendé et étoffé pour devenir le programme de Ségolène Royal. Je suis très étonné que les choses se passent comme cela (tant mieux) et je vous invite à jeter un oeil sur les débats en lignes riches d'enseignements sur le site désirs d'avenir. Vous pouvez également jeter un coup d'oeil aux notes de cadrages de nos trois prochains rendez-vous participatifs qui auront lieux:
le 10 janvier à Mondoubleau, "environnement"
le 17 janvier à Montoire, "violence"
le 24 janvier à Mer, "éducation"
Ces débats participatifs, je l'espère influenceront le programme pour le rendre audible d'une majorité de français et nous mettre en position de battre la droite lors des prochaines échéances. Avec cette campagne c'est le début 15 à 16 mois de militantisme qui nous attendent avec les législatives et en 2008 les cantonales et municipales...
Si vous aussi, vous souhaitez vous engager et agir, n'hésitez pas un seul instant !
01 novembre 2006
Pour moi c'est Lolo !
Je sais bien que l'élection interne est proche et qu'il faut désigner le candidat du parti pour les prochaines présidentielles. Chacun doit s'exprimer et je suis étoné que l'on me demande ma position. Pour ma part mon choix est vite fait, c'est celui de l' Europe Sociale. Malheureusement ni le projet, ni les candidats ne me semblent aller expressément dans ce sens. Je suis triste car si on me demande à qui je vais apporter mon suffrage, c'est que chacun sait qu'aucun des ces candidats n'incarne réellement ma volonté de changement. Aucun ne ressent l'urgence de la situation, aucun n'est réellement en mesure de reconstruire l'espoir !
Normalement, le projet étant voté, il s'agit simplement de se prononcer sur le casting et dire qui peut nous amener à la victoire. Malheureusement les choses ne sont pas comme cela et la politique retenue sera différente en cas d'élection des uns et des autres, il ne faut pas se voiler la face.
Ségolène, pure produit médiatique, perdue sans ses fiches à le vent en poupe, du moins pour quelques jours encore. Il est vrai qu'elle incarne un certain renouvellement mais quel renouvellement ? On dirait qu'elle est nouvelle en politique et pourtant il n'en est rien. Soutenir Ségolène et se dire qu'une fois élue, on pourra agir c'est se mettre le doigt dans l'oeil. Elle sera incapable de partager le pouvoir, incapable de faire confiance, elle sera incontrôlable comme elle l'est actuellement dans sa région. Malgrès la qualité humaine des gens qui l'entourent, qui seront incapables de la ramener dans le droit chemin, elle fera Phsitt!!!
DSK quand à lui est droit dans ses bottes, c'est le candidat de la fidélité aux idées, c'est le candidat de l'intégrité mais je ne partage pas ses idées ni son analyse économique de la situation et par conséquent, je ne voterai pas pour lui mais bonne chance quand même...
Laurent s'est depuis le combat contre le TCE doté d'une stature idélogique particulière, il défend dans un discours à la limite de la rupture les intérêts de ceux que nous voulons d'abord défendre. Le discours m'enivre mais je sais qu'il n'est pas forcement sincère...
Militant je suis, militant je veux rester. Je ne suis pas de ceux qui comme Arnaud ou Vincent vont à la soupe faisant fit de leur posture idéologique pour un strapontin ministérielle. Fidèle à mon engagement, je voterai pour le candidat qui défend le plus les idées auxquelles j'adhère et aujourd'hui, même si c'est par défaut, force est de constater que c'est Fabius.




